Le remplacement d’une vieille voiture, des travaux urgents à réaliser dans la maison, le financement des études du plus grand… Même si vous n’êtes pas menacé par le surendettement, le fait de rembourser chaque mois plusieurs crédits peut vite vous donner la sensation désagréable d’être pris à la gorge. Des mensualités trop élevées et trop nombreuses vous privent peu à peu de l’essentiel, et peuvent malheureusement vous faire renoncer à vos projets les plus chers…

Saviez-vous qu’il est possible de réduire dès maintenant le montant cumulé de vos mensualités jusqu’à -60%, et d’obtenir un taux d’intérêt unique bien inférieur à ce que vous payez actuellement ?

Rien de magique à cela : en regroupant l’ensemble de vos dettes via un rachat de crédit, vous lissez vos remboursements sur une période plus longue, à un taux modéré, et bénéficiez d’une grande bouffée d’oxygène !

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En quoi consiste un rachat de crédit ?

En choisissant de regrouper ses crédits, un particulier se donne les moyens d’envisager l’avenir plus sereinement.

Le rachat : un seul crédit, un seul taux, une seule mensualité !

Si l’existence simultanée de plusieurs crédits à votre nom vous angoisse, plus d’inquiétude à avoir ! Dans le cadre d’un rachat de crédit, une banque ou un établissement financier procède au remboursement de l’intégralité de vos dettes auprès de vos précédents créanciers, et vous fait signer ensuite un tout nouveau crédit : dès lors, vous n’avez plus à vous préoccuper que d’un seul prêt, avec une seule mensualité, à un seul taux et en contact avec un seul interlocuteur.

Le nouveau montant payé chaque mois, de plus, est le plus souvent largement inférieur au total des mensualités que vous deviez payer auparavant. Cela est dû tout simplement au fait que le taux d’intérêt est revu à la baisse, et que la durée de remboursement a été allongée.

Pourquoi se tourner vers un rachat de crédit ?

Un regroupement de crédit peut s’envisager dans une infinité de situations. Le plus souvent, l’opération présentera pour vous tout ou partie des avantages suivants :

  • Une réduction significative du montant de vos mensualités.
  • Un gain appréciable en simplicité : vous n’avez plus qu’un seul prêteur à gérer au quotidien !
  • La suppression d’anciens crédits aux taux très élevés, comme par exemple un crédit renouvelable signé en grande surface.
  • Se donner les moyens de réagir à un imprévu, comme une perte d’emploi ou la naissance d’un nouvel enfant.
  • Aborder tranquillement la baisse des revenus au moment du départ à la retraite.

 

Pour quels types de crédits ?

Un rachat de crédit peut s’envisager pour quasiment tous les types de dettes, à condition de choisir la bonne formule.

On distingue tout d’abord le rachat de crédit consommation : dans ce format, vous vous contentez de regrouper les crédits à la consommation que vous avez pu souscrire auprès de différents prêteurs. Cela inclut notamment les prêts personnels, les crédits auto, les crédits travaux, les crédits renouvelables et même éventuellement un découvert bancaire. Dans certains cas, sachez enfin qu’il vous est possible d’y rajouter d’éventuelles dettes fiscales !

Certains organismes financiers vous proposent par ailleurs d’inclure votre crédit immobilier dans l’opération : on parle alors d’un rachat de crédit hypothécaire, dans la mesure où ce dossier de rachat de crédit devra être obligatoirement appuyé par le placement d’une hypothèque sur le bien dont vous êtes propriétaire.

Rachat de crédit, rachat prêt immo : quelle différence ?

Attention ! Le rachat de crédit n’a rien à voir avec le rachat de crédit immobilier, qui consiste pour un propriétaire à faire racheter son crédit immobilier – et uniquement ce dernier – par une nouvelle banque et à bénéficier d’un nouveau taux d’intérêt plus avantageux. Au bout de plusieurs années après l’achat d’une maison ou d’un appartement, il arrive en effet souvent que les taux d’intérêt sur les marchés financiers aient largement diminué : pour profiter de ce contexte favorable, l’emprunteur prend alors contact avec une banque concurrente qui lui fait une offre. Cela peut être une banque ou un courtier spécialisé en rachat de crédit immobilier.

Le rachat de crédit, de même, ne doit surtout pas être confondu avec la souscription d’un nouveau crédit. Dans le premier cas, vous procédez intelligemment à la restructuration de votre dette existante, au moyen d’un nouveau taux et d’un lissage plus progressif dans le temps. Dans le second cas, le seul résultat est une nouvelle augmentation de votre dette : il s’agit d’un expédient, largement déconseillé si vous avez déjà du mal à honorer les factures en fin de mois, et qui peut vous conduire à un endettement excessif !

A qui s’adresser pour un rachat de crédit ?

Vous êtes fatigué de subir l’œil méfiant de votre banquier à chacune de vos demandes ? De nombreux interlocuteurs peuvent se charger de votre rachat de crédit ! Libre à vous d’opter pour une banque concurrente, de contacter un organisme de crédit spécialisé ou encore de vous reposer sur les services d’un courtier expérimenté.

Les banques : idéales pour les bons profils et les dossiers simples

La plupart des grands réseaux bancaires ont tendance à sélectionner soigneusement les candidats au rachat de crédit, tout comme elles le font d’ailleurs pour des candidats au crédit. N’envisagez donc cette option que si vous présentez un profil intéressant pour elles, et disposez de revenus solides et d’un bon historique de paiement de vos crédits. Dans une telle situation, en effet, vous pourrez obtenir d’une banque des conditions nettement plus intéressantes que dans une société financière.

Autre conseil : pour réaliser un rachat vraiment intéressant, évitez de vous adresser à votre banque habituelle, chez laquelle vous avez sûrement souscrit un ou deux des crédits que vous souhaitez aujourd’hui regrouper. Votre banquier risque fort de faire la sourde oreille, alors que l’un de ses concurrents saura vous écouter beaucoup plus attentivement s’il peut récupérer un bon client par la même occasion !

Sociétés financières : les spécialistes du regroupement de crédit

Elles s’appellent entre autres CGI, Sygma Bank, Cofidis, GE Money Bank, BNP Invest Immo… Qu’elles soient des filiales des grandes banques traditionnelles ou des établissements entièrement autonomes, les sociétés financières s’imposent comme les meilleurs spécialistes du rachat de crédit en France. Elles prennent généralement en charge les dossiers des clients que les banques pourraient juger trop risqués ou complexes, et disposent des compétences techniques nécessaires pour procéder potentiellement au regroupement d’un grand nombre de crédits en un seul emprunt.

Chaque établissement de crédit dispose de ses propres critères de sélection et d’avantages spécifiques, alors à vous de sélectionner l’offre qui vous semble la plus performante ! Certains, notamment, sont prêts à accepter des emprunteurs qui ont déjà connu des défauts de paiement sur une ou plusieurs mensualités et sont donc fichés au FICP (fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers). En contrepartie de cette largesse, les organismes de crédit proposent typiquement des taux et des frais un peu plus élevés que les grandes banques.

Courtiers, simulateurs : le choix de la simplicité et de l’efficacité

Faire la tournée des banques et des organismes de crédit, réexpliquer cent fois votre situation, attendre les offres, les comparer entre elles… Tout cela n’a rien d’agréable et a pu en rebuter plus d’un par le passé ! Pour diminuer ses mensualités sans prise de tête, la méthode la plus simple consiste à recourir aux services d’un courtier en rachat de crédit, également appelé « intermédiaire en opérations de banque ».

Ces professionnels ont leurs entrées dans la plupart des établissements financiers, et y disposent d’un fort pouvoir de négociation. Contactez l’un d’entre eux et soumettez-lui votre dossier : il se chargera de contacter lui-même des dizaines de professionnels, et reviendra ensuite vers vous avec une sélection des meilleures offres qu’il a pu trouver. Son gros avantage ? Vous ne le rémunérez que lorsque – et si – vous signez votre rachat de crédit chez l’un de ses partenaires ! Le courtier prélève alors une commission sur le montant du rachat de crédit, généralement comprise entre 3 et 6% de son montant. Le service a donc un coût, mais ce dernier peut être largement compensé par les économies réalisées sur le long terme avec une opération de rachat plus performante.

Vous n’avez pas les moyens, malgré tout, de vous payer un courtier ? A défaut, ou bien sûr en complément, n’hésitez pas à profiter gratuitement d’une simulation rachat de crédit. En indiquant quelques renseignements simples comme les caractéristiques de vos différents crédits, le montant de vos revenus et votre profil, vous accèderez instantanément aux meilleures offres du moment dans les banques et les établissements de crédit, avec une estimation de votre future mensualité.

Sur quels points être vigilant ?

Vous avez peur de faire, au final, une mauvaise affaire en regroupant tous vos crédits ? Pour en avoir le cœur net, il vous suffit de garder l’œil sur quelques points stratégiques.

Taux d’intérêt et frais de dossier

Le regroupement de plusieurs crédits et l’allongement de la durée de remboursement vous apportent un soulagement immédiat, mais comment vérifier que l’opération ne vous coûtera pas trop cher sur le long terme ? Le « taux effectif global », ou TEG, est la toute première information à considérer quand vous comparez entre elles plusieurs offres et recherchez le meilleur taux rachat de crédit. Le TEG, en effet, inclut dans son calcul non seulement le taux d’intérêt du rachat mais aussi tous les autres frais liés à l’opération, comme par exemple les frais de dossier ou encore la souscription d’une assurance emprunteur.

Le TEG, exprimé en pourcentage, est d’une lecture limpide : plus il est élevé, et plus l’offre qu’on vous propose est chère ! Sa mention, de plus, est rendue obligatoire par la loi. Attention toutefois, car deux TEG ne peuvent se comparer que s’ils portent sur une même durée de remboursement. Au final, par exemple, vous paierez plus cher un rachat de crédit sur six ans avec un TEG de 3% qu’un rachat sur trois ans avec un TEG de 3,5%.

Le montant des mensualités

Plus votre endettement est élevé, et plus vous aurez intérêt à demander des mensualités réduites pour retrouver un meilleur pouvoir d’achat. Dans le meilleur des cas, des diminutions de 50 à 60% du montant peuvent être obtenues ! Toutefois vous n’y avez peut-être pas intérêt dans votre situation, car toute diminution du montant de la mensualité se répercute négativement sur la durée du prêt, et donc sur le montant total des intérêts payés au final. A vous donc de trouver, au besoin avec l’aide d’un conseiller spécialisé, un équilibre raisonnable entre le montant de la mensualité, votre reste à vivre et la durée totale du rachat selon votre situation personnelle.

Tous les professionnels du rachat de crédit, par ailleurs, ne vous proposeront pas forcément la même stratégie. Certains vous feront une offre qui ne regroupe que certains de vos crédits, par exemple ceux à plus fort taux, en laissant de côté des emprunts dont la fin de remboursement est proche. D’autres accepteront au contraire de regrouper la totalité. Faites donc bien attention à comparer les mensualités qui sont comparables !

L’assurance rachat de crédit, obligatoire ou pas ?

En théorie, et comme pour tout autre crédit à la consommation, il n’est pas obligatoire de souscrire une assurance emprunteur. En pratique, cependant, la plupart des banques et des organismes financiers exigeront que vous preniez cette précaution. Cela étant, vous avez tout de même un minimum de choix ! Vous pouvez opter directement pour l’assurance proposée par l’organisme qui rachète votre crédit, ou au contraire solliciter un assureur concurrent via une « délégation d’assurance » si vous y trouvez des conditions plus favorables.

Privilégiez une police d’assurance « décès et invalidité » (ADI) si vous préférez économiser au maximum et vous cantonner aux risques les plus lourds. Si vous avez un peu plus de marge de manœuvre financière, en revanche, vous pourrez y rajouter utilement une garantie « perte d’emploi».

Rachat de crédit : quels critères pour faire valider son dossier ?

Vous craignez que votre dossier ne trouve pas grâce auprès des sociétés financières ? Rassurez-vous, les critères d’admission à un rachat de crédit sont nettement plus souples qu’on ne le croit généralement.

Vos revenus et votre dette

Il n’est pas nécessaire de justifier d’un revenu très important pour solliciter un rachat de crédit ! Du moment que votre taux d’endettement reste soutenable, et que vous gardez donc la possibilité de rembourser votre nouveau crédit unique dans un délai raisonnable, rien n’est impossible. En règle générale, dès que votre revenu atteint le SMIC ou environ 1250€ net, un bon courtier aura la possibilité de vous trouver une opération de rachat de crédit potentiellement très profitable.

Mieux : s’il vous reste une marge confortable au niveau de vos revenus, vous pourrez même coupler votre rachat de crédit avec une demande de trésorerie supplémentaire pour faire face à un nouveau projet ou à une dépense urgente.

Sachez enfin qu’une dette élevée n’est pas un problème pour obtenir un rachat de crédit, bien au contraire : de nombreux organismes de crédit n’acceptent même les dossiers qu’à partir d’un certain capital restant dû (le plus souvent 15000 ou 18000€).

Votre profil professionnel et personnel

Propriétaire, locataire ? Bonne nouvelle : que vous ayez à payer un loyer ou à rembourser un crédit immobilier, vos chances d’obtenir un rachat de crédit sont équivalentes. La seule différence, pour un propriétaire, est qu’il peut intégrer s’il le souhaite son crédit immobilier dans l’opération, à la condition que la banque ou l’organisme de crédit accepte ce type de montage et qu’une hypothèque soit placée sur le bien immobilier concerné.

Côté professionnel, il est préférable de justifier d’au moins un contrat à durée indéterminée (CDI) au sein du foyer. Néanmoins chaque situation personnelle est différente, et il n’est donc pas exclu d’obtenir satisfaction même si vous n’êtes pas totalement dans tous les clous.

Les dernières réformes du rachat de crédit

Meilleure information, transparence, libre choix de l’assurance… Plus que jamais, les dernières évolutions législatives et réglementaires vous permettent de ne plus être seul face à une opération de rachat de crédit !

TEG, assurance, garanties : un alignement sur le crédit conso classique

Depuis le 1er septembre 2010, les opérations de rachat de crédit sont soumises aux mêmes règles qu’un crédit à la consommation traditionnel sur un grand nombre de points de détail. Le calcul du taux effectif global (TEG), en particulier, obéit désormais au même principe et permet de vous faire très vite une idée sur l’offre la plus compétitive qui vous est faite !

Vous avez maintenant le droit, comme pour la souscription d’un nouveau crédit, de demander à ce que le rachat soit assorti de certaines garanties comme le cautionnement d’un proche ou encore l’inscription d’une hypothèque : notez que ces formalités supplémentaires ont bien sûr un coût qui se répercutera sur le coût total du rachat.

Rappelons enfin que vous avez le libre choix de votre assurance emprunteur, et ce depuis la loi Lagarde de 2010 ! Vous pouvez donc, comme indiqué plus haut, opter pour l’assurance du prêteur ou pour une autre formule plus compétitive en délégation d’assurance.

Une documentation toujours plus complète

Vous serez probablement étonné par la simplicité et la transparence des documents qui vous seront communiqués avec votre offre de rachat de crédit : un grand effort de pédagogie a en effet été réalisé ces dernières années par la loi et les professionnels du secteur.

Toutes les opérations de rachat de crédit effectuées depuis le 1er janvier 2013 doivent donner lieu à la remise d’un document d’information standard et synthétique, qui recense à la fois les caractéristiques des différents prêts à regrouper (à gauche) et celles du nouveau crédit unique (à droite). Vous pourrez ainsi juger en un seul coup d’œil de l’évolution de la mensualité à payer, celle du taux d’intérêt moyen ou encore la durée supplémentaire de remboursement.